Des restants au déjeuner. Ben, pas tout à fait. On a mangé des oeufs qu'on avait prévu laisser à Didier. Mais avec un restant de pain pis un restant de café.
Des restants tout l'avant-midi. Faire sécher les serviettes qui ont pris 1h52 à laver! On avait parti la brassée hier soir, avant d'aller se coucher. Non mais... C'est quoi l'idée de faire des machines qui prennent autant de temps pour laver, c'est interminable... Et ça lave pas mieux. Faque, à matin, séchage de serviettes. Lavage de draps. Séchage de draps. Au moins, il fait beau, alors ça sèche vite dans la verrière. Finir les valises, même si on s'était bien avancées hier, en attendant le colis...
Des restants de Roberge. Parce que le type qui travaille chez Avis, à la gare de Lisieux, s'appelle Patrick Roberge. On était tout chose, tous les deux, d'avoir trouvé moi un Français, lui une Québécoise avec le même nom. Alors, hier, quand j'ai rappelé pour confirmer la location du char qui va nous permettre de faire Hermival > Aéroport Charles-de-Gaulle, je me suis présentée "Je suis madame Roberge..." "Mais bien sûr! Je vous attends demain!"
Des restants au diner. Un boutte de jambon fumé. Un boutte de parmentier de canard. Un boutte d'aubergine grise. Des biscuits TUC.
Des restants de vin. En fait, des cadavres. Y'a un peu de tout, là-dedans. Du blanc. Du rosé de La Rivière. Du Haut-Carles. Du cidre. Du poiré. Et comme il faut faire du ménage, ben... on a foutu nos cadavres au recyclage.
Des restants de lunch. Qu'on a mangés dans le char, comme il se doit. Quelque part entre Hermival et Paris... Avec des restants d'ustensiles (lire ici: un bâton à café en bois et une carotte qui fait office de fourchette).
Des restants de visites. Sur notre chemin, on a croisé Vernon. Ça m'émeut parce que c'est là que commence l'histoire de Thérèse Raquin, roman de Zola aimé entre tous. Mais c'est aussi là qu'il y a les restants de l'église Notre-Dame et le restant du moulin de Vernonnet.
C'est cette maison qui est sur le dessus du livre de Stéphanie sur la Normandie... Comme quoi, on finit par ce qu'on voulait voir en premier. C'est souvent comme ça.
Et là, on vit le restant du voyage. On est installées à l'hôtel IBIS, à côté de l'aéroport. C'est demain qu'on revient...



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