jeudi 1 août 2019

412


Des maniaques
Du kodaque.
Comment faire autrement
Quand on débarque à Rouen?


Faque 412. C'est le nombre de photos de la journée. Pis ça, c'est juste pour moi. Stéphanie n'a pas voulu me dire combien elle en avait pris, pis elle s'est dépêchée de faire le ménage dans ses photos pour éliminer les doublons. Faque comptez-en à peu près autant que moi.


On prend les transports en commun après avoir abandonné notre char dans un stationnement qu’on a décidé qu’il était incitatif.

Pis là, une voix fait une annonce alors qu’on s’apprête à prendre le tramway. Stéphanie me dit: «Je sais pas, on dirait qu’ils ont annoncé quelque chose… oui, mais…» «Oui, mais?» «Ouan… » Jusqu’à temps que je vois le nom de l’arrêt du tram. Et que je me dise, encore une fois, que les Français ne savent pas toujours bien prononcer…


Parce qu’on s’assume, on a fait un tour d’autobussàtourisses.



Pis la cathédrale de Rouen, en refurbichement, comme il se doit. Mais comment résister à une cathédrale quand on est accueillies avec ça?





Le gros horloge. Qui dit l’heure, la date, le jour, la saison…


Le palais de justice.


 Avec ses trous de balle, vestiges d’un certain conflit mondial.


Et ses gargouilles.


On a quand même pris le temps de visiter le musée national de l’éducation. Ben t’sais, on peut pas vraiment sortir la prof pis la CP-rédactrissencheffe d’euzautres, faque comment résister à ce musée installé dans une maison de la fin du XVe siècle? C’était très intéressant… d’autant plus qu’on est arrivées au moment où Guillaume expliquait l’importance de Jules Ferry dans l’éducation de la Troisième République! Pour moi, c’était un vieux souvenir: j’avais eu à faire un travail, dans le cadre de mes études doctorales, sur l’importance de Jules Ferry dans l’éducation de la Troisième République… Je peux-tu vous dire que je partais perdante, moi? D’autant plus qu’à l’époque, Internet n’existait pas. J’étais allée voir Monsieur Lechevalier, mon prof, pour lui demander s’il n’avait pas un petit Que sais-je? à me proposer, tant pour Jules Ferry que pour la Troisième République… «Ah, mais oui, Julie… où avais-je la tête? Faites-moi plutôt un travail sur l’organisation du système scolaire au Québec.» «Mais comment allez-vous corriger ça?» «Allons, Julie… je saurai bien si vous dites des âneries…» Et voilà que 26 ans plus tard, j’apprends l’importance de Jules Ferry dans l’éducation de la Troisième République. Faut jamais désespérer.




L’église abbatiale St-Maclou. Peut-être préférée à la Cathédrale. Mais je dis juste peut-être.



Des maisons en encorbellement. C’est-à-dire des maisons qui ont les étages supérieurs plus grands que les étages inférieurs. Il en reste une quarantaine à Rouen… parce que la construction a été interdite en 1520.


Des affaires laides. Parce que ça existe. Comme le vieux marché. Ça a l’air que ça reprend l’idée d’un poisson. Mais c’est laitte pareil.



(mais ne dites pas à mon amie Hélène que c'est laid, les binnes de vidanges...)
 
Des soldats de l’armée qui se promènent, mitraillette au poing, au cas où.  La première fois, ça surprend. Après, on s’habitue. On s’habitue? Pas vraiment. Mais ça surprend moi, mettons.


 De belles affiches.


Un luthier

Pis des affiches avec des jeux de mots poches.


Ce n'est pas sérieux s'appeler "Biberon" et être sage-femme!
Pis, quand même, juste marcher à peu près au hasard.







Et le coucher de soleil sur la Seine, juste pour nous.



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