Hier soir, après notre balade espagnole, les copains sont
arrivés : Damien, Claire, Caroline, Franck, Nathalie et Patrick. Joyeuse
bande. On a commencé à cuisiner à 22h. On a mangé à 23h. Et eux qui disaient ne
pas vouloir se coucher trop tard ni trop boire. Ben quin. C’est raté.
C’est parce qu’aujourd’hui, ces cinglés-là allaient faire
une randonnée dans les Pyrénées. Cinq heures de montée et de descente, au gros
soleil. Des malades, je vous dis. J’ai beaucoup pensé à eux, qui se sont levés
vers 7h (vous calculerez que ça ne faisait pas beaucoup d’heures de sommeil, ça)
et qui sont partis marcher vers 8h30. Je dormais encore… Bon, à ma décharge, j’ai
quand même un peu de décalage à apprivoiser. J’ai profité de ma journée pour
explorer les Pyrénées, mais en char climatisé. Beaucoup plus agréable, à mon
avis, même s’ils ont essayé de me faire croire que leur journée – et la randonnée
– avait été suuuuper. On a le super qu’on veut bien avoir.
On s’est retrouvés à la maison d’Aspet en fin d’après-midi.
Après la douche, les hommes sont partis à la boucherie pour aller chercher la
nourriture de ce soir. M’est d’avis que le boucher a dû faire toute une tête
quand il les a vus débarquer. Rapport qu’hier, Thierry avait déjà commandé 22
côtelettes et une épaule (qui tient lieu de légumes!) d’agneau. On a aussi un
saumon, des aubergines, de quoi faire une monstrueuse salade, des pâtés et des
bouchées en entrée, du riz au lait comme dessert, des fromages, du pain… et du
vin.
À notre tablée (on est déjà 9), se sont ajoutés Fanou, Olivier,
Nicole et Franck. Qui sont arrivés avec des amuse-gueules et du dessert. On n’allait
pas mourir de faim ce soir. On a mangé, on a bu, on a ri. À 12 (on enlève Oscar
qui, à dix ans, ne boit pas de vin!), on a dû descendre autant de bouteilles. À
la fin, je leur ai servi du Sortilège (du whisky à l’érable) que j’avais trainé
dans mes valises. Ils ont adoré. Ça s’est ajouté sur le pourcentage d’alcool consommé.
Et là, encore une fois, il est 2h du matin.
C’était la troisième orgie en trois soirs. Je ne survivrai
pas si je continue à ce rythme-là. Mais je ne suis tellement pas surprise! Je
connais Thierry, je connais ses amis. Dont je fais partie. Alors, j’assume.
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