Randonnée dans le Parc naturel régional des Boucles de la
Seine normande. On se demande si les gens du tourisme français ont pensé un
peu… Je sais, vous n’inventeriez jamais un nom aussi long… À moins d’appeler ça
le PNRBSN, le Pénèrebéèssènne.
Premier arrêt: Pont-Audemer. Quand les Français le disent,
ça ressemble plutôt à «Pontaud’mer» (avec la liaison du T). Ça a été long avant
que je comprenne que la dame, dans une pâtisserie, nous disait le nom de la
place!
Dans nos guides de wéyage, ça disait que c’était la Venise
de la Normandie, un des plus beaux villages de France, un « quatre fleurs »
sur les villages fleuris de France... On se demande pourquoi ils exagèrent
encore. Mais l’endroit est vraiment chouette, avouons-le. Charmantes maisons à
colombages, ponts qui enjambent la Risle (la rivière de la place), petites rues
étroites. Tout est charmant. On s’étonne toujours des vieilles maisons
normandes. On se demande comment les gens font pour fermer les portes ou les
fenêtres, étant donné la crochitude des maisons…
On se demande aussi si les petites pièces, situées tout
juste au-dessus de la rivière, ne sont pas les toilettes des maisons qui se
vidaient, à une autre époque, directement dans l’eau…
On se demandait comment les gens qui habitent dans les
régions un tant soit peu éloignées font pour aller à l’épicerie. On ne se
demande plus. Coup de cœur pour la machine distributrice à baguettes. Sans
blague. On avait l’air de deux timorées en regardant la machine, en riant, en se
disant que franchement… Mais on a quand même mis 1,20 € dans la machine, juste pour voir! Ben devinez
ce qu’on a eu? Ben oui, une baguette.
Deuxième arrêt: La Bouille. On se demande pourquoi ça s’appelle
comme ça. Même les gens là-bas ne le savent pas… Village tout au bord de la
Seine d’où part et où arrive un bac qui traverse quelques voitures chaque fois,
d’une rive à l’autre. Ils ne se bâdrent pas de virer le bateau de bord, non,
non. Il y a une passerelle aux deux bouts.
Troisième arrêt: les ruines de Jumièges. On se demande comment on
a fait pour les trouver. Rapport que c’était pas indiqué pantoute où ça se
trouvait. On était dans le village… mais la seule indication qui faisait état
des ruines, c’était le nom de l’arrêt d’autocar: «Abbaye de Jumièges». On a fait comme d’habitude, un virage en U,
puis on est revenues se stationner pour aller visiter. On dira ce qu’on voudra,
ça peut être beau, des ruines.
À Jumièges, on est allées au bureau de poste. On se demande
pourquoi la dame à l’accueil a toujours son emploi, si elle ne veut pas
travailler… [vous irez lire ma publication Facebook de ce jour pour comprendre…]
Tout plein d’arrêts, ici et là, pour voir la Seine. Parce qu’on
dira ce qu’on voudra, la Seine, ben, c’est la Seine. C’est pas un ti-fleuve
innocent. Non. C’est la Seine qui passe à Rouen et à Paris. On se demande
comment faire pour ne pas être impressionnées, ne serait-ce qu’un tipeu.
Et le hasard de la vie, des fois… On a soupé à Honfleur, ce qui n’était
pas prévu ce matin, au départ. Pourquoi? Parce que Nadyne (une collègue CP d’un
cégep montréalais) a mis sur FB qu’elle était à Caen, avec des amis. «Ben, si t’es
dans le coin, on pourrait s’arranger pour se voir?» Ben, on s’est arrangées. On
a soupé avec Maryse, Claude et Marie-Pier. Chouette souper. On se demande, des
fois, pourquoi la vie nous fait ainsi d’agréables surprises.
Et pis là, ben, y’est passé une heure du mat. Je me demande
comment ça se fait que je ne suis pas tombée de fatigue sur mon ordi…
Julie, à te lire, j'ai envie de sauter dans la voiture et de filer en Normandie! J'ai bien ri et grincé des dents en lisant to message sur Facebook à propos de la postière qui ne se foule pas la rate (comme on dit en Belgique). Je déteste les postières de ce genre. Il y en a chez nous aussi, quoique moins qu'auparavant, il me semble.
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