C’est beau, les Pyrénées. Du moins, le boutte que j’en ai
vu. C’est vrai que la montagne a toujours quelque chose de fascinant.
Hier, pendant que les sportifs se sont tapés cinq heures de
marche au soleil, j’ai tourné en rond. Littéralement.
Partie d’Aspet, je suis allée diner à Salies-du-Salat, au
resto de l’hôtel de la place, où il y a maintenant de l’eau courante à tous les
étages et où on prend soin de votre cheval! Bon, disons que les affiches datent
d’un autre âge… mais pour le charme de l'information, c’est régulièrement refait.
Joli tour jusqu’à Saint-Lizier où, pour quelques euros, j’ai
pu visiter le palais des évêques. Quand même modeste, pour des évêques. Ce qui
est surtout beau, c’est la vue de la terrasse, mettons.
À côté de Saint-Lizier, Saint-Girons. Je suis arrivée au
bureau de tourisme en disant à la jeune fille: «J’ai 30 minutes pour faire un
tour, qu’avez-vous à me suggérer?» Elle m’a donné un plan de la ville où il y
avait une petite promenade de tracée: «Ça va vous prendre 25 minutes, top
chrono!» Évidemment, c’était sans le fait que j’allais me foutre les pieds dans
le Salat (vous me connaissez… je ne peux pas résister à me mettre les pieds dans
l’eau…), qu’il fait un bon 32-33 qui ralentit un peu la démarche et que je prends des photos parce que la patente me fait rire.
C’est
très joli, Saint-Girons. En fait, je crois encore et toujours qu’un cours d’eau
donne une certaine gueule à une ville. À condition de savoir l’exploiter.
Bordeaux s’est donné la peine de faire de quoi avec sa brune Garonne, Montréal
a aussi fait de quoi avec le Saint-Laurent, du moins dans le vieux port et
maintenant, avec la plage à Verdun. Parce que la partie du port, entre les rues
Berri et Honoré-Beaugrand, c’est comme qu’on dirait plutôt ordinaire.
Après Saint-Girons, j’ai pris une petite route en lacet qui
m’a fait franchir le col Portet-d’Aspet, à 1069 m d’altitude. Parce que qui dit
montagne dit aussi nécessaire col. J’adore les routes en lacet. T’sais, quand
il faut rétrograder en première pour pouvoir tourner… Évidemment, faire 10
kilomètres prend un temps fou, mais justement, on s’en fout. C’est juste
tellement beau.
Aujourd’hui, en cette journée de fête nationale, j’ai étiré
un peu mon plaisir en revenant à Bordeaux par des routes nationales et
départementales, plutôt que l’autoroute. Et je trouve qu’une route bordée de
platanes, ça fait tellement français.
Jolie balade, même si je suis revenue avec pu d’air climatisé dans mon char. En fait, pu d’air pantoute.
Je mets le piton à 2, 3 ou 4, ça fait juste ben du bruit et y’a rien qui sort
des bouches d’air. Alors, pour pas cuire à l'étuvé, ben faut laisser les fenêtres
ouvertes. Ça va, quand on est sur une petite route de campagne. Mais je peux
vous dire que les fenêtres ouvertes, à 140 sur l’autoroute, c’est raide sur le tympan!
Tu me rappelles de beaux souvenirs de vélo il y a une vingtaine d’années où nous avions pédalé les Pyrénées de St Gaudens, passant par St Girons et St Martin de Canicu pour se rendre à Rosas en Espagne... Ah ce qu’on en a monté des côtes et quelles belles descentes aussi...et des arbres fruitiers mur à mur..
RépondreEffacerFaut quand même être fou pour faire ça à vélo! Moi, je rêve plutôt du VR...
EffacerJ’avais cette folie dans ma quarantaine
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