mercredi 24 juillet 2019

Hon! Des fleurs!


Un coup de cœur. Drette ça.

En fait, ça a commencé avant même qu’on débarque dans la ville. Faut dire qu’il y a le pont de Normandie tout à côté, l’estuaire de la Seine (quel fleuve, quand même!) et tout plein de toits en ardoise qu’on voit de l’esplanade près de l’église Notre-Dame de Grâce. On avait rien vu et je trouvais ça beau.


On est arrivé en ville à la toute fin du marché du matin. Il y avait là un monde fou. Heureusement, parce qu’on fait une bonne vie (ben, pour moi… parce que pour Stephe, je sais pas…), on a trouvé à se stationner assez facilement dans un stationnement de la ville. À côté, un joli parc où on s’est installées pour manger le lunch du midi.

Honfleur, puisque c’est d’elle dont il est question, a été épargnée pendant les bombardements de la Seconde Guerre. On ne sait pas trop pourquoi, parce que Le Havre, juste de l’autre côté de la Seine, a été pratiquement rayée de la carte. Beaucoup de bâtiments, notamment ceux autour du Vieux Bassin, datent du XVIIe siècle et sont construites en ardoise. C’est juste tellement beau! Pis tout autour, y’a plein de petites boutiques sympathiques, plein de restaurants qui offrent des crêpes ou des moules à toute heure de la journée!



Dans ce coin-là, il faut juste marcher dans les rues pour voir les maisons construites le long du trottoir, avec des portes parfois un peu trop basses pour les têtes d’aujourd’hui.







C’est toujours ben de Honfleur qu’est parti Samuel de Champlain, celui-là même qui vient d’avoir un nouveau pont à Montréal, pour venir l’autre bord de l’Atlantique avec la mission de coloniser le territoire. C’est aussi là qu’est né Érik Satie, compositeur de musique. Si Satie avait été un de mes héros, on aurait peut-être visité sa maison, mais comme je pourrais me passer de lui dans mon univers musical, je me suis aussi passée de la visite de sa maison; il faut dire que ça prenait une heure! Il faut faire des choix…

En fin d’après-midi, on a décidé de manger des moules au camembert, avec un verre de cidre (pour moi) et un verre de vin (pour Stéphanie), avant de quitter la place. On se disait que ça serait une bonne entrée! Ça nous a permis de revenir souper à la maison!

Sur le chemin du retour, on s’est mis les pieds dans l’eau qu’on n’est pas sûres si c’est un restant de Seine, un milieu de Manche ou un début d’Atlantique. Y'a fallu se retenir assez fort pour ne pas se sacrer à l'eau... Les 35 degrés de la journée avaient créé un certain besoin!


Pis à côté de Villerville, y’a Trouville pis Deauville. Si la première a gardé un certain charme, la seconde est remplie de m’as-tu-vu. 

Trouville

Deauville... malgré le phare!

On dit de Deauville, d’ailleurs, que c’est le 21e arrondissement de Paris où vont se faire voir toutes les vedettes de cinéma pendant le festival. Un genre de Saint-Sauveur en pire, parce que c’est sur le bord de la mer. Faque sur notre liste, c’est vu. Mais on n’y retournera pas! Honfleur, par exemple… avec ses 8000 habitants… Parfois, le nom d’une ville fite avec ce qu’elle est. Mettons Beuvron-en-Auge. C’est le village de Beuvron, pis c’est en Auge. Faque ça fite. Mais à Honfleur, ben, y’a pas tant que ça de fleurs. Si bien que, surprises, on aurait pu dire : « Hon! Des fleurs! »

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