Je suis tout à fait capable de me promener à Bordeaux sans
carte. Je l’ai encore expérimenté en ce lundi un peu trop chaud. Faut dire que
mon plan était un peu facile:
- Une petite marche pour aller à l’épicerie ce matin: jus,
eau, Orangina, croissants.
- Une petite ride de tramway avec ma vieille tickarte de 10
passages achetée l’an dernier (il me restait encore 4 passages sur ma carte)
pour me rendre à la cité du vin pour aller faire quelques images, d’un coup que
mon film sur Bordeaux finirait par se faire.
- Retour au centre-ville pour aller acheter une affiche
souvenir des vins de Bordeaux et des maladies qu’ils soignent. C’est fou tout
ce qu’un vin de Bordeaux peut soigner! Pour l’avarice, c’est 1 ½ verre de
Graves Supérieurs. Pour l’indigestion, c’est la bouteille complète de Côtes de
Bourg. La jalousie se soigne avec 2 ½ verres des Haut-Médoc. La mauvaise
humeur, elle, a besoin de deux verres et une seringue de Saint-Julien. Quant à
la ménopause, elle se soigne avec trois suppositoires de Fronsac!
- Une autre tite marche pour rejoindre l’arrêt de tram à Place-des-Palais.
Stéphanie se souviendra que «Pas de palais? Pas de palais!» Les autres,
forcez-vous pour trouver d’où ça vient.
Je suis rentrée à l’appartement les pieds en feu et le trou
de cul en t’sours du bras. Ça me prendrait du vin de Bordeaux pour soigner ça!
Mais ça n’existe pas, ces maladies-là, sur mon affiche.
En soirée, Thierry et moi, on s’est donné rendez-vous en
ville pour aller souper au Parlement des Graves, resto que j’avais connu l’an dernier,
invitée par Laurent. C’est toujours aussi bon. Et Pierrick, le propriétaire,
est toujours aussi gentil. Il nous a offert un verre de champagne pour finir la
soirée. Et ça m’a fait bien plaisir d’inviter Thierry: c’est que je crèche chez
lui (tant à Bordeaux que dans les Pyrénées), encore une fois.
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