lundi 29 juillet 2019

Une petite journée ordinaire


Une petite journée ordinaire. C’est pas qu’il pleuvait. C’est pas qu’il faisait trop chaud (un joli 25). Non. C’est juste qu’on était un peu à boutte des derniers jours et que ça méritait qu’on se repose un peu.

Activités de la journée :
- Se lever tard, sans cadran qui sonne (c’est drôle de parler de cadran alors qu’on utilise toutes les deux notre téléphone…)
- Déjeuner en prenant notre temps
- Partir une brassée pour laver les draps de mon lit
- Écrire des cartes postales
- Aller à Lisieux pour acheter des timbres (y’a une certaine logique ici)


- Errer à Lisieux pour passer le temps
- Visiter la cathédrale St-Pierre, fort jolie mais bien modeste



- Aller fouiner à la librairie Les Grands Chemins, suggérée par Didier
- Aller à l’épicerie pour acheter deux-trois brimballes
- Constater qu’il n’y a pas que Montréal qui est en refurbichement



- Me faire couper les cheveux (c’était une nécessité – j’avais l’air d’une moppe et je ne m’endurais plus dès que la température dépassait 25...)


- Revenir à la maison
- Jaser avec la voisine parce que la porte de la verrière ne barre pas. On se trouve les raisons qu’on peut.

Elle vient de Lille… quel hasard, quand même. Alors, on a un peu jasé de Lille et du Nord (comment résister?) On a jasé de la Normandie, du Nord, des Québécois, des Lexoviens qui ne sont pas si accueillants que ça, de Lisieux qui a raté son coup dans l’organisation des rénovations qui auraient renipé la ville comme du monde, des différences dans le langage entre deux régions pas si éloignées que ça, géographiquement parlant. Elle nous a raconté une anecdote qui date de son arrivée en terre lexovienne: elle avait demandé un pain à la boulangerie et la personne qui la servait lui a donné une baguette, alors que dans le Nord, un pain c’est 500 gr de pain, c’est pas une baguette: «Oui, mais madame, ici on dit une baguette!» Ça me rassure un peu. Y’a pas juste moi qui se fait écœurer par un employé qui ne prononce pas comme moi! Y’a une justice en ce bas monde.
L’intérêt des échanges de maison, je l’ai répété ad nauseam, c’est justement de rencontrer des locaux. J’habite une vraie maison (pas une chambre d’hôtel), je conduis une vraie auto (pas un truc de location), je fais des tâches bassement quotidiennes qui donnent tout le charme à un séjour à l’étranger. C’est le fun de faire du lavage, encore plus que chez moi (et dieu sait que j’aime ça faire du lavage!) C’est de rencontrer du vrai monde, pas seulement la préposée à l’accueil de l’hôtel.

Pis après, ben…
- Souper avec du fromage, des pâtés pis du vin (on se répète!)
- Partir un lavage de vaisselle
- Regarder nos livres sur la Normandie, la carte étalée sur la table de la cuisine, pour savoir ce qu’on va faire demain, mercredi, puis samedi, dimanche et lundi (on part pour la crotte, le petit nom affectueux qu’on donne au département de la Manche)…
- Décider d’aller se coucher en mettant le cadran parce qu’on va se lever de bonne heure!

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